Mercado Latino

Fernanda Ocampo, Mercado Latino

Fernanda Ocampo nous explique comment les voyages au Mexique lui procurent de nouveaux clients

« Je viens d’Acapulco dans le sud du Mexique. J’ai suivi mon mari au Canada – il est venu deux ans avant moi. Lorsque je suis arrivée, j’adorais la neige. L’hiver est tellement différent de tout ce que j’ai connu au Mexique. J’adore mon travail. Je travaille sept jours sur sept. Nous vendons des produits du Mexique, de l’Argentine, de la Colombie, du Guatemala et d’autres endroits en Amérique du Sud. C’est difficile parfois d’importer tous ces produits. Je les obtiens de plusieurs fournisseurs. Nous avons des plantes, comme des cactus, dans la vitrine que nous vendons. Mon mari les cultive lui-même à la maison. J’aime les plantes. Il me les faut l’hiver quand c’est tout blanc dehors.

 

Lorsque les Canadiens vont au Mexique et mangent des mets mexicains authentiques, ils reviennent et veulent ces ingrédients. Je peux les aider à les trouver ici. Vous pouvez essayer des enchiladas, des tortillas au maïs, des piments rouges et verts. Nous avons tellement de choix. »

« Pourquoi prendre une seule boule de crème glacée quand on peut en prendre deux? »

Sundae School Photograph taken by Ashley Fraser Photography
Lindsay Taub, propriétaire de Sundae School, nous décrit ce que représente pour elle son titre de « marchande officielle de crème glacée » de Beechwood

 « Un de meilleurs aspects d’être propriétaire d’une crèmerie est de voir les enfants (et les adultes) choisir leur crème glacée. Les gens sont réellement excités de manger une crème glacée. Ça évoque un sentiment heureux et nostalgique qui nous rappelle notre enfance. J’adore voir la réaction des enfants devant tous les choix de bonbons. J’aime voir les parents heureux de partager cette gâterie avec leurs enfants. J’aime quand on permet aux enfants d’avoir plus que ce à quoi ils s’attendaient. C’est tellement valorisant de faire partie de cette belle expérience communautaire. Je suis très fière d’avoir créé un endroit où les gens peuvent se retrouver. L’avenue Beechwood est située au carrefour de cinq communautés dynamiques et diversifiées, et tout le monde aime la crème glacée, alors je me sens vraiment comme si j’ai l’incroyable chance de servir beaucoup de gens. Lorsque j’ai créé Sundae School, j’ai pensé contribuer à la communauté. C’est un véritable plaisir de constater que des gens de partout dans la ville (et même d’autres villes) viennent nous visiter. »

Coworkly attire une nouvelle génération d’entrepreneurs à Vanier

L’emplacement du chemin de Montréal soulignera la journée internationale du cotravail le 9 août

 

Fondateurs de jeunes entreprises, pigistes et bureaucrates fédéraux de la région de la capitale nationale découvrent le cotravail – une tendance populaire qui attire et enrichit une nouvelle cohorte de professionnels à Vanier.

Les travailleurs indépendants et à distance s’adonnant à différents projets et initiatives ont l’occasion d’échapper à leur table de cuisine ou au café du coin bruyant pour côtoyer d’autres professionnels de même acabit dans un espace ouvert leur offrant café et Internet haute vitesse gratuits.

On retrouve à Vanier un des espaces de cotravail de la ville qui gagnent en popularité. Coworkly est situé dans un immeuble de bureaux au 261, chemin de Montréal qui abritait anciennement diverses organisations et cliniques médicales. Ce n’est qu’après l’avoir acheté il y a plusieurs années et avoir eu de la difficulté à louer tous les bureaux que l’entrepreneur d’Ottawa, Maher Arar, a décidé d’essayer quelque chose de nouveau.

 « Ça me frustrait de voir les espaces vacants dans l’immeuble », dit M. Arar. « J’ai changé d’agent immobilier quatre fois pour enfin réaliser que le problème n’était pas l’agent. Les gens ne voulaient tout simplement pas venir à Vanier. J’ai donc décidé de transformer les bureaux en magnifique espace de cotravail pour les y attirer. »

Coworkly a ouvert ses portes en avril 2018. Parmi les caractéristiques de l’installation, on compte des plafonds exposés, des espaces de travail ouverts et confortables, des salles de réunions aux cloisons vitrées, ainsi que café et thé à volonté.

 

En plus d’avoir créé un bel espace de travail physique, M. Arar organise aussi des dîners-conférences hebdomadaires gratuits. Les locataires ont également accès à des douches, des places de rangement intérieur pour les bicyclettes, des cabines téléphoniques et une pièce silencieuse pour la sieste, la méditation et le yoga.

Or, selon les locataires, ce ne sont pas uniquement les aménagements qui les ont attirés à Coworkly. Ils sont d’avis qu’être entourés d’autres personnes talentueuses ayant des intérêts communs les aide à faire fructifier leur entreprise.

Le fondateur d’Étincelle, JP Michel, dit qu’en rétrospective, il regrette d’avoir travaillé si longtemps de la maison et dans des cafés. L’entreprise virtuelle de préparation au marché du travail loue maintenant un espace de bureau à Coworkly.

« J’ai aidé plusieurs entrepreneurs et plusieurs entrepreneurs m’ont aidé », explique-t-il. « J’ai embauché des membres pour quelques projets et j’ai reçu de l’aide et des conseils de diverses personnes ayant plus d’expérience que moi dans certains domaines. »

 

Journée internationale du cotravail

On croit que le mouvement du cotravail a été inventé en 2005 à San Francisco par l’ingénieur en logiciels Brad Neuberg.

 « J’étais confus. J’avais été travailleur indépendant et employé et j’étais malheureux, car je n’arrivais pas à combiner toutes les choses que je voulais en même temps : la liberté et l’autonomie du travail indépendant, mais aussi la structure et l’esprit de communauté associés au travail collectif », écrivait M. Neuberg sur son blogue, Coding Paradise. [traduction libre]

Quatorze ans plus tard, son idée est maintenant un phénomène mondial célébré annuellement à l’occasion de la journée internationale du cotravail qui aura lieu le 9 août. Pour souligner cette journée à Vanier, M. Arar offrira à la communauté la possibilité de cotravailler gratuitement à l’intérieur de l’immeuble. De plus, Coworkly installera deux tables de cotravail à l’extérieur des bureaux, dans l’espace vert de l’autre côté de la rue.

 « Le cotravail nous permet d’être et de travailler avec des personnes comme nous qui nous soutiennent », d’expliquer M. Arar. « Ça aide les gens à échapper à l’isolation sociale du travail à domicile et au bruit ou au manque de fiabilité de l’Internet dans les cafés. Le cotravail aide les entrepreneurs, les travailleurs à distance et les pigistes à être plus productifs. »

Il ajoute que Vanier s’est avéré être le quartier idéal pour le lancement de Coworkly en raison de sa proximité au centre-ville, de sa forte concentration de jeunes professionnels et de sa multitude de restaurants et de boutiques uniques.

 « Ce qui me rend heureux, c’est que des gens de tous les horizons se sont joints à Coworkly », affirme M. Arar. « Nous avons un esprit de communauté. Nous sommes comme une famille. Nous prenons soin les uns des autres. »