Mercado Latino

Fernanda Ocampo, Mercado Latino

Fernanda Ocampo nous explique comment les voyages au Mexique lui procurent de nouveaux clients

« Je viens d’Acapulco dans le sud du Mexique. J’ai suivi mon mari au Canada – il est venu deux ans avant moi. Lorsque je suis arrivée, j’adorais la neige. L’hiver est tellement différent de tout ce que j’ai connu au Mexique. J’adore mon travail. Je travaille sept jours sur sept. Nous vendons des produits du Mexique, de l’Argentine, de la Colombie, du Guatemala et d’autres endroits en Amérique du Sud. C’est difficile parfois d’importer tous ces produits. Je les obtiens de plusieurs fournisseurs. Nous avons des plantes, comme des cactus, dans la vitrine que nous vendons. Mon mari les cultive lui-même à la maison. J’aime les plantes. Il me les faut l’hiver quand c’est tout blanc dehors.

 

Lorsque les Canadiens vont au Mexique et mangent des mets mexicains authentiques, ils reviennent et veulent ces ingrédients. Je peux les aider à les trouver ici. Vous pouvez essayer des enchiladas, des tortillas au maïs, des piments rouges et verts. Nous avons tellement de choix. »

Coworkly attire une nouvelle génération d’entrepreneurs à Vanier

L’emplacement du chemin de Montréal soulignera la journée internationale du cotravail le 9 août

 

Fondateurs de jeunes entreprises, pigistes et bureaucrates fédéraux de la région de la capitale nationale découvrent le cotravail – une tendance populaire qui attire et enrichit une nouvelle cohorte de professionnels à Vanier.

Les travailleurs indépendants et à distance s’adonnant à différents projets et initiatives ont l’occasion d’échapper à leur table de cuisine ou au café du coin bruyant pour côtoyer d’autres professionnels de même acabit dans un espace ouvert leur offrant café et Internet haute vitesse gratuits.

On retrouve à Vanier un des espaces de cotravail de la ville qui gagnent en popularité. Coworkly est situé dans un immeuble de bureaux au 261, chemin de Montréal qui abritait anciennement diverses organisations et cliniques médicales. Ce n’est qu’après l’avoir acheté il y a plusieurs années et avoir eu de la difficulté à louer tous les bureaux que l’entrepreneur d’Ottawa, Maher Arar, a décidé d’essayer quelque chose de nouveau.

 « Ça me frustrait de voir les espaces vacants dans l’immeuble », dit M. Arar. « J’ai changé d’agent immobilier quatre fois pour enfin réaliser que le problème n’était pas l’agent. Les gens ne voulaient tout simplement pas venir à Vanier. J’ai donc décidé de transformer les bureaux en magnifique espace de cotravail pour les y attirer. »

Coworkly a ouvert ses portes en avril 2018. Parmi les caractéristiques de l’installation, on compte des plafonds exposés, des espaces de travail ouverts et confortables, des salles de réunions aux cloisons vitrées, ainsi que café et thé à volonté.

 

En plus d’avoir créé un bel espace de travail physique, M. Arar organise aussi des dîners-conférences hebdomadaires gratuits. Les locataires ont également accès à des douches, des places de rangement intérieur pour les bicyclettes, des cabines téléphoniques et une pièce silencieuse pour la sieste, la méditation et le yoga.

Or, selon les locataires, ce ne sont pas uniquement les aménagements qui les ont attirés à Coworkly. Ils sont d’avis qu’être entourés d’autres personnes talentueuses ayant des intérêts communs les aide à faire fructifier leur entreprise.

Le fondateur d’Étincelle, JP Michel, dit qu’en rétrospective, il regrette d’avoir travaillé si longtemps de la maison et dans des cafés. L’entreprise virtuelle de préparation au marché du travail loue maintenant un espace de bureau à Coworkly.

« J’ai aidé plusieurs entrepreneurs et plusieurs entrepreneurs m’ont aidé », explique-t-il. « J’ai embauché des membres pour quelques projets et j’ai reçu de l’aide et des conseils de diverses personnes ayant plus d’expérience que moi dans certains domaines. »

 

Journée internationale du cotravail

On croit que le mouvement du cotravail a été inventé en 2005 à San Francisco par l’ingénieur en logiciels Brad Neuberg.

 « J’étais confus. J’avais été travailleur indépendant et employé et j’étais malheureux, car je n’arrivais pas à combiner toutes les choses que je voulais en même temps : la liberté et l’autonomie du travail indépendant, mais aussi la structure et l’esprit de communauté associés au travail collectif », écrivait M. Neuberg sur son blogue, Coding Paradise. [traduction libre]

Quatorze ans plus tard, son idée est maintenant un phénomène mondial célébré annuellement à l’occasion de la journée internationale du cotravail qui aura lieu le 9 août. Pour souligner cette journée à Vanier, M. Arar offrira à la communauté la possibilité de cotravailler gratuitement à l’intérieur de l’immeuble. De plus, Coworkly installera deux tables de cotravail à l’extérieur des bureaux, dans l’espace vert de l’autre côté de la rue.

 « Le cotravail nous permet d’être et de travailler avec des personnes comme nous qui nous soutiennent », d’expliquer M. Arar. « Ça aide les gens à échapper à l’isolation sociale du travail à domicile et au bruit ou au manque de fiabilité de l’Internet dans les cafés. Le cotravail aide les entrepreneurs, les travailleurs à distance et les pigistes à être plus productifs. »

Il ajoute que Vanier s’est avéré être le quartier idéal pour le lancement de Coworkly en raison de sa proximité au centre-ville, de sa forte concentration de jeunes professionnels et de sa multitude de restaurants et de boutiques uniques.

 « Ce qui me rend heureux, c’est que des gens de tous les horizons se sont joints à Coworkly », affirme M. Arar. « Nous avons un esprit de communauté. Nous sommes comme une famille. Nous prenons soin les uns des autres. »

Rencontrez vos marchands – Beaux-arts et belles histoires

Quand Abed Younes a décidé qu’il était trop jeune pour prendre sa retraite et a envisagé de lancer sa prochaine nouvelle entreprise, il s’est surpris à arpenter les rues de Vanier.

Il est juste d’affirmer qu’il a tenu compte des options qui s’offraient à lui. Natif de la Palestine, Abed a vécu pendant plusieurs années en Allemagne, travaillant à la Croix-Rouge au service de milliers de réfugiés et d’immigrants de partout au monde qui cherchaient à commencer une vie nouvelle. Lorsqu’il est venu au Canada en 1990, il a loué une voiture et a consacré cinq mois à l’exploration du pays afin de mieux comprendre son nouveau pays de résidence.

Vanier a beaucoup changé au fil des ans et les gens se font aujourd’hui une idée très différente de la communauté. Il y a plus d’enfants, plus de familles.

Abed a ensuite convenu que la meilleure façon de planter des racines consistait à démarrer sa propre entreprise. Au cours des 25 dernières années, il a bâti et vendu plusieurs entreprises locales, toutes liées d’une manière ou une autre aux arts, y compris Picture Plus. Il y a environ trois ans, il a lancé son plus récent projet sur l’avenue Beechwood, Art House Custom Framing, une boutique d’impressions artistiques et d’encadrement sur mesure.

« Les gens me demandent pourquoi je travaille avec les arts », dit Abed. « L’art constitue la seule façon de s’évader sans quitter la maison. »

Grâce à son dur labeur, à son souci de qualité et au bouche-à-oreille, il ne lui a pas fallu beaucoup de temps pour se bâtir une forte clientèle parmi les résidents locaux et même les ambassades se trouvant à proximité. Il a le travail social dans le sang et sa boutique s’est hissé parmi les commerces de prédilection des résidents du quartier, qui viennent souvent faire un tour simplement pour lui piquer une jasette.

« C’est vraiment en endroit fabuleux », affirme Abed. « Beechwood est en effervescence. »